IL ÉTAIT UNE FOIS... NOTRE TERRE

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Série TV - France
Producteurs : Procidis / Gulli
Années de production : 2008-09
Arrivée en France : 28 Décembre 2008 (Gulli)
Nombre d'épisodes : 26 x 26 minutes

     

Auteur : Albert Barillé
Réalisation : Albert Barillé
Scénario : Albert Barillé
Chara design : Jean Barbaud
Décors : Claude Lambert, Micheline Wiggers
Musiques : Michel Legrand

 
     
Histoire : Un voyage fabuleux, conduit par Maestro et ses compagnons, à la découverte de la planète bleue, pour apprendre à mieux la préserver. (Résumé : Gulli)

Il était une fois... notre Terre

Listing des épisodes
Recherches : Gib' - Sources : Gulli, TSR 2
01. A) Les héritiers de la planète
B) Le transport miracle
Il était une fois... notre Terre
02. A) Le climat : le Grand Nord
B) Au Grand Nord
03. A) L'eau précieuse en Inde
B) Vers Calcutta
04. A) L'eau précieuse du Sahel
B) Lutter contre le désert
05. A) La forêt amazonienne
B) Dans la canopée
06. A) Nos énergies s'épuisent
B) L'énergie nucléaire
07. A) Le commerce équitable
B) Le micro-crédit
08. A) La mer poubelle
B) Vers les abysses
09. A) Les écosystèmes
B) Menace sur l'écosystème
10. A) L'eau précieuse dans le monde
B) L'eau ne tombe pas du ciel
11. A) La pauvreté dans le monde
B) La pauvreté en Afrique
12. A) Les forêts du monde
B) Au Congo
13. A) La pêche abusive
B) Les brigands des mers
14. A) Le climat : ses origines
B) Le climat : son histoire
15. A) L'agriculture
B) La grande ferme et la petite ferme
16. A) La biodiversité
B) Dans la jungle
17. A) Le climat : les effets
B) Le passage par le Nord
18. A) Le recyclage
B) Horizon "zéro déchet"
19. A) Les femmes dans le monde
B) Femmes à l'œuvre
20. A) Enfants au travail - Enfants soldats
B) Enfants perdus et retrouvés
21. A) L'énergie : des solutions
B) Vive le soleil
22. A) La maison et la ville
B) Villes propres
23. A) Le climat : les solutions
B) Informer et convaincre
24. A) Santé, éducation
B) L'éducation
25. A) Technologies
B) Au service de notre planète
26. A) Et demain ?
B) Vers les grands cieux

 

Résumés des épisodes
(Résumés presse : RTBF 2)

# 01-A : Les héritiers de la planète
Nos protagonistes et quelques uns de leurs amis discutent ferme à la cafétéria du collège. Ils ont entre 13 et 14 ans et se trouvent révoltés par toutes les injustices dans le monde, dont les médias se font l'écho. Et voici que la télévision annonce le naufrage d'un pétrolier au large des côtes bretonnes et qu'une marée noire menace. Cette fois-ci c'en est trop, il faut réagir, se faire entendre. La décision est prise : nos collégiens vont fonder un journal pour informer et mobiliser le plus grand nombre possible de jeunes de leur âge. Ensemble, ils formeront un club puissant capable de s'opposer à tous ceux qui agressent, appauvrissent notre planète. Après tout, ne sont-ils pas les "Héritiers de la Terre" ? N'ont-ils pas droit à ce qu'elle leur revienne en bon état. Il leur faut absolument un local, du matériel, et ils n'ont rien ! Une idée : leur maître et ami, Maestro, pourra peut-être, cette fois encore, les aider ?

# 02-A : Le climat : le Grand Nord
Maestro, dans son salon, en est à raconter à nos jeunes ce qu'a été l'évolution du climat sur Terre, depuis que celle-ci a acquis son atmosphère : contrastes, climats successivement trop chauds, puis glaciaires, et formation des pôles glacés, l'Arctique voilà seulement 2 millions 500 000 ans. Et depuis 10 000 ans, un climat clément et stable. Et de ce fait, la naissance du berceau des civilisations dans le Croissant Fertile, la vallée de l'Euphrate. Mais, depuis peu, tout cela bouge et Maestro est interrompu par l'irruption soudaine d'un jeune, venu de la salle de rédaction voisine. Le club vient de recevoir l'appel inquiet d'une de leurs correspondantes dans le Nunavut, le Grand Nord Canadien. Les banquises et les terres se disloquent sous l'effet du réchauffement du climat et son village Inuit devra sans doute être évacué. Et leur mode de vie : activités, déplacements, recherche de nourriture, chasse et pêche deviennent problématiques.

# 02-B : Au Grand Nord
Bien des volontaires désirent se rendre sur la banquise pour jauger les dégâts et essayer d'en tirer des conclusions. Sur place, note imprévue, bien des aventures les attendent : les ours polaires affamés ne sont pas de gentilles petites bêtes en peluches et, dans le village, il convient de s'enfermer lorsque, affamés, ils rodent en troupeaux. Les morses n'aiment pas qu'on les approche - ce qu'apprendra à son détriment notre jeune Teigneux - s'aventurer sur les plaques de glaces n'est pas un jeu inoffensif... Et à part cela, leur constat n'est guère réjouissant : les glaciers millénaires craquent et d'importants morceaux s'en détachent de façon spectaculaire. La mer monte et érode le littoral. Son permafrost est transformé en boue dans laquelle les nôtres pataugent jusqu'à s'y engluer. Les habitations locales sont menacées. Et les aires d'alimentation, d'hivernage, de reproduction d'une multitude d'espèces: oiseaux, mammifères marins et terrestres, sont sérieusement perturbées.

# 03-A : L'eau précieuse en Inde
L'Inde. Un des plus grands pays du monde. Plus d'un milliard d'habitants dont une grande partie vivent avec moins d'un euro par jour. Et dignement, dira à nos amis et connaissances, Jumbo, Pierrette et le Teigneux qui débutent leur voyage, Rahoul, leur guide et interprète local, membre du club. Il souhaitera leur montrer les belles réalisations de son pays : universités, ingénieurs en masse, spécialistes en électronique auxquels se fient et contactent tous les pays du monde. Mais non, leur objectif ici, c'est l'eau qui manque, l'eau précieuse ! Il va donc les mener directement vers les problèmes qui les intéressent. Une ville bigarrée où se presse la foule devant un orateur qui les harangue : oui, il faut des barrages. Les barrages, c'est une vie meilleure pour tous, c'est le progrès, c'est la modernité ; c'est l'Inde prospère ! Une manifestation arrive sur la place, banderoles déployées, qui scande des slogans que l'interprète traduit : "Pas d'inondation de nos terres. Pas de déplacement de nos populations".

# 03-B : Vers Calcutta
Dans un grand brassage humain, les hindous font leurs ablutions - devoir sacré - dans le fleuve. Sur un petit promontoire en retrait, un pandit, un sage que tous semblent respecter. C'est vers lui que les Nôtres vont se diriger. On le salue avec déférence puis : "Se rend-il bien compte que cette eau polluée où pullulent microbes et bactéries prédispose ses gens à toutes les maladies ?" demande Pierrette. Peut-être, mais l'eau est un don du ciel. Ce sont les cheveux de Shiva et ils purifient tout ! Et l'Homme est le créancier de Dieu. Un jour Yama, son serviteur, viendra lui réclamer sa dette : "sa vie" répond le sage. Comment argumenter ? Ils repartent, pas très heureux. Que faire pour ce peuple innombrable et si mal loti ? Il faudrait ici beaucoup investir pour recycler, purifier cette eau rare. Et faire tout un travail pédagogique pour apprendre aux hindous à mieux utiliser leur eau, à réutiliser les eaux usées et surtout à les canaliser vers d'autres voies que celle de l'eau que l'on doit boire.

# 04-A : L'eau précieuse du Sahel
Salle de rédaction où se trouvent rassemblées la plupart des membres du club. Maestro leur dit qu'il est temps de s'intéresser à l'eau, l'un des problèmes essentiels de la planète. Car si aujourd'hui, un milliard et demi d'hommes sont en manque d'eau potable de par le monde, dans vingt ans, ce manque risque d'affecter la moitié de l'humanité. Il faut donc voir ce que sont les possibles solutions. Bien des volontaires se manifestent pour aller en Inde, au Bengladesh ou au Mexique ou au Sahel. Un décor de sable ondoyant, balayé par le vent. Une importante tribu et ses bêtes domestiques migrent vers le Sud, vers l'eau. Maestro, Psi, Pierrot, Grumo, du club des "Héritiers de la Planète" les accompagnent. Ils apprendront en chemin au cours d'un bivouac pourquoi la tribu s'est trouvée obligée de migrer : le lac près duquel ils vivaient, asséché. Pêche devenue impossible en eau frelatée. Animaux que l'on chassait qui ont fui. Terres devenues incultes.

# 04-B : Lutter contre le désert
La tribu abreuvée s'attelle avec entrain aux divers travaux d'installation... Puis, aidée par nos jeunes amis qui s'activent, se démultiplient et donnent des conseils, on construit une margelle autour du puits pour préserver l'eau des apports indésirables. On s'attelle à un autre puits, un peu éloigné, où iront s'abreuver les bêtes. On cesse d'arroser les jeunes plantations à grands seaux d'eau et on distribue des tuyaux qui seront percés au pied des plantes. On creuse, loin des puits, des "commodités" qui seront recouvertes d'une cabane en bois. Un soir, alors qu'ils vont partir bientôt, Maestro et nos amis parlent avec le chef de la tribu. Ils vont lui dire tout ce qu'ils ont observé et qu'il ne faut pas faire avec une eau si précieuse. Et nous allons voir tout cela. Ne pas essayer de nourrir un troupeau trop nombreux sur une maigre terre. Ne garder que les bêtes indispensables.

# 05-A : La forêt amazonienne
Les Nôtres, en compagnie de Maestro, ont pris place sur un radeau des cimes, tracté par notre ballon-terre, qui survole l'inextricable forêt amazonienne. Maestro vante les oiseaux exotiques, les singe-écureuils et autres qui accompagnent leur voyage. Ils verront aussi bien des spécimens de cette faune innombrable : léopards, paresseux (qu'envie Grumo). Voici l'Amazonie, aux innombrables ramifications. Près de 7.000 Km de long. 2.000 espèces d'animaux marins, ou des poissons. Des tortues de taille, des loutres géantes, des dauphins d'eau douce et, moins aimables, des alligators. Après avoir survolé les méandres du fleuve jonchés de troncs d'arbres coupés qui voguent vers l'estuaire, voici nos amis au-dessus d'une carrière où, à l'aide de gros engins, on abat des arbres de façon industrielle. Les Nôtres sont indignés.

# 05 : Dans la canopée
Les voici déposés sur la cime des arbres ; la canopée. Maestro munit chacun de nos explorateurs de ballons de son invention, qui serviront d'ascenseur. Et, en groupes séparés, nos amis vont explorer les merveilles de la canopée, où vit la moitié de la faune et flore terrestres. Pierrot en compagnie de Psi, verront, d'abord étonnés, une nuée de petites souris qui, ailes déployées, se baladent dans l'air : les écureuil-volants. Puis de superbes fleurs, des orchidées, des insectes inconnus, des singe-araignées, des toucans, un ocelot qui guette sa proie et même un petit dragon-volant. Les autres groupes vont aussi d'étonnement en étonnement. Grumeau veut faire équipe avec Maestro car tout l'effraie ici ; une tête d'iguane qui apparaît entre deux branches, les singes hurleurs. Il a peur, il veut rentrer chez lui ! Pas de chance : le long d'un tronc d'arbre, le voilà à frôler un superbe anaconda, énorme, et pas dangereux. Mais cette harpie qui passe près de lui est bien plus méchante !

# 06-B : L'énergie nucléaire
Et nous voilà à parler, avec la troupe au complet, de l'énergie nucléaire. Supprimer l'atomique ? Certes, mais ce n'est pas si simple.

# 07-A : Le commerce équitable
Psi se promène en compagnie de Pierrette. Leur attention se trouve attirée par une jolie devanture qui expose des objets exotiques, ponchos, bijoux et autres. Intéressées, elles entrent, s'informent. Tous ces objets portent le label du commerce équitable et proviennent, bien sûr, de pays lointains. Voici de jolis bijoux du Bénin, dont la vendeuse va leur conter la fabrication. Oui, le commerce équitable, il faudra en parler plus longuement avec Maestro, à leur prochaine rencontre. C'est là une opportunité pour les petits artisans, les petits producteurs, aux conditions de vie difficile de percevoir une plus juste rémunération de leur travail, leur dira Maestro. Ils seront aussi moins exploités par les intermédiaires. Et il y a là aussi une grande possibilité d'émancipation pour les femmes qui travaillent. Et, après discussions, pour mieux faire comprendre aux jeunes ces mécanismes, Maestro va inciter les jeunes à visiter un producteur de café en Bolivie.

# 07-B : Le micro-crédit
Les voici donc, après bien des péripéties, chez un petit planteur de café, Diego - Celui-ci va justement recevoir le petit Valdez, son client, qui débarque d'une voiture dernier cri. Pour lui expliquer que la récolte de café a été trop abondante dans le monde et les cours ont chuté de 30%. Il lui faut aligner ses prix. Diego s'insurge : que va t-il lui rester pour nourrir sa famille ? Valdez ne s'en soucie guère. Diego n'a pas le choix ! Il reviendra. Nos amis s'interposent : Diego et ses amis peuvent obtenir un micro-crédit qui leur permettra de se passer de l'intermédiaire Valdez. Micro-crédit ? On en explique le mécanisme, crée par Mohamed Yunus au Bangladesh, à Diego. C'est d'accord. Il s'unira à quelques collègues. Et ils obtiennent un crédit qui leur permet l'achat d'un camion d'occasion, qui leur permettra d'aller traiter directement avec des acheteurs affiliés au commerce équitable et qui lui offriront un bien meilleur prix.

# 08-A : La mer poubelle
Notre équipe est réunie dans la salle de rédaction du journal. Chacun est à sa tâche. Le dossier du jour : la mer. C'est l'heure des comptes rendus. Psi prend la parole pour lire l'article qu'elle vient de rédiger à propos de leur dernière exploration sous-marine. Et à mesure de sa lecture, ses propos sont illustrés par des images expliquant le circuit de l'eau, de la source à la mer. Car le cours de l'eau va malencontreusement rencontrer en route les égouts qui, non traités, vont y déverser les résidus de la vie des hommes. Puis ceux de ses activités industrielles. Et ceux, non les moindres, des résidus agricoles ; pesticides, lisiers et autres qui, par le ruissellement des eaux de pluie viendront se déverser là. Et tout cela ira à la mer, à l'océan, aux nappes phréatiques, source majeure de l'eau buvable ! Nos amis ont découvert ainsi comment la flore sous-marine qui sert à purifier l'eau, à absorber une partie des gaz carboniques produits par l'homme et sert de zones de reproduction aux poissons, se trouve gravement modifiée.

# 08-B : Vers les abysses
Tous réunis autour de Maestro, ils vont partir à bord d'un bathyscaphe pour explorer les fonds marins, s'émerveiller devant les animaux qu'ils croiseront au cours de la descente vers les abysses pour comprendre la formation des mers et des océans, et la dérive des continents. Guidée par Maestro, la petite troupe va ainsi faire un bond dans le temps et revivre l'histoire passionnante de la création de notre planète. Jumbo prend le relais pour faire partager à la troupe les informations qu'il a collecté sur l'impact de la pollution par les hydrocarbures à l'occasion des dégazages sauvages et des naufrages des pétroliers : l'Amoco-Cadiz, l'Atlantic-Empress, l'Exon-Valdez, le Jessica, l'Erika, le Prestige... Littoraux souillés, eaux polluées, animaux englués... Et d'énoncer les conventions internationales qui ont depuis été prises pour interdire aux bateaux tout dégazage en mer, réglementer la navigation internationale et interdire aux navires dangereux non munis d'une double coque d'approcher les côtes et les ports.

# 09-A : Les écosystèmes
Un vaisseau interspatial s'éloigne de la terre, devenue invivable. Sous l'énorme dôme transparent qui le recouvre c'est une véritable terre à échelle réduite que nous voyons là. Et le vaisseau va filer ainsi, jusqu'à une planète qui semble pourvue d'atmosphère. On va tenter l'aventure et débarque là toute une flore et faune digne de l'arche de Noé, avec l'espoir de pouvoir s'y acclimater. Zoom arrière pour nous retrouver avec nos amis devant l'écran géant qui s'éteint. Et Maestro de dire que s'acclimater ailleurs n'est pas évident. Et de leur conter l'histoire de la biosphère, aventure semblable tentée par huit bionautes au cœur de l'Arizona voici de cela quelques années. Ceux-là devaient n'avoir aucun contact avec l'extérieur, se nourrir de leur propres produits. Mais... les colibris d'abord, les abeilles ensuite connurent des problèmes. Ceux-là même qui transportent le pollen. Et sans pollinisation les plantes d'abord, les animaux ensuite commencèrent à dépérir. L'oxygène commença à manquer. Et ce fut l'échec.

# 09-B : Menace sur l'écosystème
Les enfants apprennent qu'entre mers et forets, existe un autre écosystème : la mangrove. Pour mieux le comprendre, allons donc faire un petit tour en Malaisie. Nous voici en compagnie d'un jeune guide malaisien dans deux barques à moteur qui vont s'enfoncer dans la mangrove. D'innombrables palétuviers aux inextricables hautes racines se trouvent-là. Leurs feuilles, décomposées dans l'eau, seront la nourriture favorite des crevettes et petits poissons dont vont se nourrir à leur tour plus gros poissons et crabes, qui vont finir dans l'assiette des hommes. Plus de deux mille espèces de poissons et plantes se trouvent là. Dont les plus belles orchidées du monde. Mais, même en ce coin perdu du monde, pourtant zone protégée, des tronçonneuses sont en action. Il faudra se fâcher pour les faire déguerpir. De retour chez Maestro, celui-ci leur explique le rôle salvateur de la mangrove et de la stupidité invétérée de ceux qui ne respectent pas la nature.

# 10-A : L'eau précieuse dans le monde
Simon, de notre club, accueille Mounia à l'aéroport de Mexico. Celle-ci revient de Mérida où elle voulait étudier les problèmes de l'eau. Son constat n'est guère réjouissant : eau rare et guère propre que doivent consommer les habitants de cette ville de 400.000 habitants ! Tous deux pensent à la vénération qu'éprouvaient les amérindiens pour l'eau ! Simon n'est guère plus réjoui quant à la situation à Mexico, qu'ils vont visiter avec un jeune guide, José. Nappes souterraines épuisées et sol qui s'affaisse de ce fait. Il faudrait à cette mégapole 25 fois plus d'eau, mais on ne sait où la chercher ! Peut-être à la mer, à dessaler ? Ali, lui a voulu visiter la mer d'Aral, cas d'école de la bêtise des hommes. C'était là, et nous le voyons, une superbe réserve d'eau turquoise potable, l'une des plus importantes du monde. Mais de savants planificateurs ont voulu créer là des superbes plantations de coton et, pour cela, détourner les fleuves qui alimentaient le lac.

# 10-B : L'eau ne tombe pas du ciel
Et c'est l'heure des conclusions, des suggestions et toute la classe s'y implique. Bien sûr, prendre des douches en place de bains, démultiplier les chasses d'eau etc. est utile et si chaque français économisait 10 litres d'eau par jour, c'est la consommation d'une ville comme Paris qui se trouverait assurée. Mais tout ceci, ce sont des économies dans un dé à coudre, dira Maestro, les 0,3% de l'eau impartie à l'homme. Alors ? Creuser des puits en Afrique, aux Indes, ailleurs, partout où existent des nappes phréatiques. Retraiter les eaux usées partout. Recueillir l'eau des pluies. Pourvoir à ceux qui en ont besoin des moyens de purifier leur eau. Leur adresser des kits filtrants, qui rendent l'eau buvable. Inciter, presser les scientifiques de trouver des solutions à l'eau insalubre. Et Maestro de conclure : Il faut, tout de suite, des lois strictes contre tous les abus toutes les nuisances, les pollutions des industriels, des agriculteurs, des gens... Très vite !

# 11-A : La pauvreté dans le monde
Nos amis pique-niquent dans le jardin de Maestro. Et on en vient à parler nourriture. Grumo pense que tout va bien de ce coté. Ne trouve-t-on pas tout ce qu'on veut dans les grandes surfaces ? Maestro doit calmer son enthousiaste ignorance en précisant que moins de 20% des habitants de la terre consomment 80% de ses produits, alors qu'une partie importante du monde reste sous-alimentée, dans le besoin, la pauvreté. On en discute, mais il faudrait des exemples concrets. Nous allons donc voir, rapporté par Simon et Mounia lors de leur voyage au Mexique, le récit de deux paysans de là-bas, qui ne sont pas sans nous rappeler Pierrot et Jumbo et qui, comme deux millions de mexicains chaque année, souhaitent passer la frontière de ce pays de cocagne : les États-Unis. Un passeur, genre Grumo, s'offre pour les aider. Moyennant finances, bien sûr. Et, bien sûr, ils se font gruger et se retrouvent à errer dans un désert de sable, sous un soleil de plomb qui aura raison d'eux. Par bonheur, une patrouille de police les ramènera à la frontière.

# 11-B : La pauvreté en Afrique
Et voici les Nôtres au Mali. Au premier village qu'ils traversent, ils sont frappés par une longue queue qui stationne devant un bâtiment, où l'Unicef distribue vivres et médicaments. Psi va interroger une jeune maman de 16 ans : elle veut comprendre ce qu'est sa vie, ce que sont ses espoirs. Sa vie : course à la nourriture, à l'eau, s'occuper de son enfant. Son rêve : apprendre à lire et écrire ! Psi est bouleversée. On accompagne la jeune mère et on lui laisse un sac de céréales et divers vivres que contient une des voitures. Le Burkina Faso est proche et il y a là un village intéressant à visiter. Ils s'y rendent et voient tous les villageois qui travaillent sur le champ de l'un, puis de l'autre, afin que toutes les terres soient en état de produire. Et la récolte sera partagée entre tous. Maestro s'en réjouit.

# 12-A : Les forêts du monde
Bien des demandes d'aide attendent nos amis à leur retour du Brésil. Maestro va laisser à nos jeunes le choix de leurs destinations. Voici donc un de nos groupes en route vers Bornéo, dans une embarcation, menée par deux robustes indigènes. On longe une épaisse forêt. Et quelques toits finissent par apparaître parmi les arbres, le village Dayak, où ils ont été appelés. L'accueil qui leur est fait devient vite agressif et des lances pointent. Mais tout s'arrange et le chef du village va leur expliquer que les blancs, ici, sont rarement des amis. Et il leur fait visiter en bordure de forêt le spectacle habituel des bull-dozers et tronçonneuses qui s'activent à l'envie, sous la protection de soldats. Toujours la même histoire, dira Pierrette, on massacre l'avenir pour le profit à court terme. Cette forêt est la leur, dira le chef, elle assure leur survie. Comment faire si on la leur détruit ? Et des milliers d'entre eux se sont retrouvés en prison pour avoir protesté !

# 12-B : Au Congo
Un autre groupe des Nôtres en est à se tailler à la machette un chemin pour parvenir au village des pygmées Bakas, dans la forêt du Congo. Et quelle diversité dans la forêt ! Au village élémentaire, qui émerge à peine de la forêt, c'est toujours la même litanie : on coupe, on massacre sans mesure. Et le chef des blancs, des clandestins, n'ayant d'autres droits que les hommes armés qui les accompagnent, refuse toute discussion et ordonne que l'on s'empare des Nôtres.

# 13-A : La pêche abusive
De tous les coins du monde parviennent maintenant au "Club des Héritiers" de la planète des missives de sympathisants ou des appels à l'aide. Nous voici rendus à un petit port japonais où un jeune garçon du lieu guide nos Pierrette et Jumbo jusqu'à un quai où gisent quelques baleines. Un peu plus loin, ce sont des marsouins. Les Nôtres sont indignés ! Ce sont là des pêches interdites d'espèces en voie de disparition ! Leur guide hausse les épaules : tout le monde le sait, mais le Japon a élevé la voix, et on lui a cédé.

# 13-B : Les brigands des mers
Voilà notre troupe près du chalutier. Autorisation de monter à bord accordée ! Les nôtres vont se trouver ébahis par le perfectionnement de l'outillage à bord. Écrans radar, sonar qui renvoie les ondes des bancs de poissons, hélicoptère qui tourne aux alentours pour le repérage et le guidage. Ce n'est plus là de la pêche, s'insurge Psi, c'est une guerre industrielle contre une espèce en voie de disparition ! Mais les Teigneux et Grumo ne tarissent pas d'éloges sur ces superbes équipements et l'incident s'apaise. On remonte le filet aux mailles trop fines ; 60 Km de long, un département ! Des dizaines de tonnes de poissons. L'ennui est qu'une bonne partie de ceux-ci sont trop petits, et seront rejetés à la mer, perdus pour tout le monde !

# 14-A : Le climat : ses origines
Nos ados souhaitent faire un article sur le climat. La terre se réchauffe, mais il y a déjà eu dans l'histoire, de grandes variations de température, et l'homme n'est pas mort dit Jumbo... alors ? Que penser de ce réchauffement dont tout le monde parle aujourd'hui ? C'est vrai répond Maestro, il semble que la première glaciation ait eu lieu, il y a deux milliards d'années, puis pendant des millénaires réchauffement et refroidissements vont se succéder jusqu'à ce qu'apparaisse la vie. C'est cette vie qui se développe. Puis il y a 65 000 ans, réchauffement climatique, éruption volcanique, ou chute sur Terre d'une grande météorite ? La plupart des espèces n'y survivront pas. Et les continents vont dériver.

# 14-B : Le climat : son histoire
La dérive des continents, terres et mers modifiés vont considérablement influencer les courants marins, le relief terrestre et, bien sûr le climat, explique Maestro. Depuis le proconsul, il y a 2 400 000 ans, jusqu'à l'homme de croc magnon, l'évolution s'est faite dans une température terrestre agréable... Puis voilà 18 ou 20 000 ans, une glaciation modifiera le climat des différentes régions de notre Terre. 2 000 ans plus tard, la température va remonter : c'est la période interglaciaire dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Notre climat dépend ainsi des courants marins autour des continents qui bougent, mais également des glaciations et déglaciations dues aux mouvements de la terre autour du soleil, des tremblements de terre et éruptions volcaniques. Tous ces éléments sont naturels. Mais le changement climatique que nous vivons aujourd'hui, est d'une autre nature. Il est créé par l'activité humaine. C'est un élément artificiel sur lequel nous pouvons agir...

# 15-A : L'agriculture
Simon, Mounia et nos deux acolytes Grumo et Teigneux vont rendre visite à l'exploitation agricole de l'oncle Teigneux. Celui-ci qui ressemble bien à son neveu leur exhibe d'abord sa belle 4x4, qui n'est pas la voiture de n'importe qui, ce qui donne bien le climat. Grands bâtiments en béton, hangars, étables, importantes machines agricoles, épandeurs d'engrais ou de pesticides, tout lui est motif de fierté. Étonnement de nos jeunes visiteurs : mais où donc est la basse-cour ? Eh bien non, il n'y en a pas : nous sommes chez un exploitant agricole et non pas un paysan, s'insurge le maître des lieux. La basse-cour ? Enfermée, entassée dans un des hangars. Les ruminants ? Dans un autre hangar, nourris d'aliments concentrés, traits automatiquement, avec des rendements optimisés. Il faut pourtant les abreuver d'eau minérale, l'eau de la région n'étant pas potable pour cause d'engrais et pesticides ! Les rampes d'arrosage déversent sur les champs quantité d'eau : 600 litres pour un mètre carré de maïs, va s'insurger Simon.

# 15-B : La grande ferme et la petite ferme
Maestro, Psi, Pierrot, Pierrette, Jumbo arrivent chez l'ami Anselme, un bon gros fermier. Cris de basse-cour ou bruits familiers venant des enclos où s'ébattent en liberté les animaux de la ferme, donnent ici le ton. Et Anselme de leur conter l'histoire de ces agriculteurs qui, devant des conditions de vie difficiles, ont préféré vendre leurs terres et partir en ville. Haies rasées, champs unifiés à perte de vue, autoroutes, centres commerciaux, 35 000 fermes qui disparaissent chaque année en France, est-ce là le progrès ? Anselme pratique, lui, l'agriculture naturelle et durable. Ses champs de luzerne et trèfles enrichissent le sol et la rotation des cultures le protège et procure de belles et saines récoltes. Pesticides, engrais? Il désigne ses vaches en liberté et leur fumier. Et les haies, refuge de ses alliés : hérissons, ou coccinelles qui se nourrissent d'insectes, sans compter les oiseaux qui en sont friands. Les Nôtres sont admiratifs : voilà bien le genre d'agriculture dont tout le monde aurait besoin !

# 16-A : La biodiversité
Alors que sous l'œil bienveillant de Maestro, nos jeunes s'activent dans la salle de rédaction, nos deux cancres sont affairés à un jeu vidéo. Psi s'exclame : elle vient de découvrir qu'une expédition sous marine vient de découvrir de nouvelles espèces au fond de l'océan. Mais Maestro va dire que les espèces encore à découvrir pullulent de par le monde. Si même bien des espèces, comme les dinosaures par exemple, ont disparu. Grumo très intéressé voudrait bien les voir ceux-là. Et puisque la machine magique de Maestro le permet, le voilà projeté dans le monde des dinosaures où après bien des péripéties, avec l'arrivé d'un tyrannosaure, il va connaître une frousse intense ! Nous voici de retour à la diversité des espèces. Plus on uniformise celles-ci, plus on appauvrit leur génétique et on les rend vulnérables. Et la nature, formidable réservoir de ressources, a besoin de diversité ce que l'homme ne comprend pas toujours. On pourrait ainsi atteindre dans années à venir trente mille disparitions par an !

# 16-B : Dans la jungle
Et voici les Nôtres déposés par notre Mappemonde-transport à l'entrée d'une forêt au Congo. Accoutrés en explorateurs ils se mettent en route. À la machette parfois, on se fraie un chemin parmi lianes et fougères.

# 19-A : Les femmes dans le monde
Lors d'une dissension chez Maestro, Psi se souvient de la toute jeune femme rencontrée au Mali. Et se demande si beaucoup de femmes dans le monde vivent dans des conditions aussi difficiles. En réponse Maestro va les emmener à une importante conférence mondiale de cause féminine. Ils y apprendront que si les femmes produisent l'essentiel des aliments des pays en voie de développement, elles n'ont que peu de revenus et encore moins de droits. Égoïsme ou bêtise des hommes ? S'interroge Maestro. Toujours est-il que même dans nos pays "civilisés" ce n'est que tout récemment que les femmes ont obtenu, sinon l'égalité, à tout le moins le droit de vote. On décide de faire un numéro spécial du journal des "Héritiers" consacré uniquement aux femmes. Psi en sera le rédacteur en chef. Et les garçons, un peu interloqués, sont sommés de se plier à ses directives.

# 19-B : Femmes à l'œuvre
Nous voici au Gujerat, aux Indes, à écouter les doléances d'un groupe de femmes. Aucune n'a la possibilité d'acquérir un peu de terrain, un petit commerce, un moyen de locomotion. Alors que le mari s'occupe des fils de l'une, le mari envoie les garçons à l'école, et l'ignorance des femmes se perpétue. Une autre dit qu'on lui a appris que les femmes ne doivent pas s'instruire, ni se montrer en dehors de la maison, etc. Mais des associations se forment. On crée des pépinières, des élevages de volailles, on apprend à recycler des emballages, à retravailler les déchets plastiques. Et avec l'argent gagné, les femmes découvrent la liberté. Nous verrons une université pour femmes ; celles là même qui n'ont jamais tenu un stylo ! Et une banque pour femmes ; pour prêter de l'argent seulement aux femmes ! Nous sommes en Chine dans une fabrique de blue-jeans ou travaille une centaine de femmes.

# 20-B : Enfants perdus et retrouvés
Oui, mais nous avons omis un aspect important de l'exploitation des enfants, s'écrie Psi, celui des enfants-soldats, des enfants amenés contre leur gré à faire la guerre...

# 21-A : L'énergie : des solutions
Puisque l'énergie fossile, dévastée par le système établi par les hommes pour asseoir leur pouvoir va venir à manquer, nous voici à aborder le problème des énergies renouvelables. Plus de pétrole demain ? Bah, on va s'en passer !

# 21-B : Vive le soleil
Alors, les autres solutions ? Et Maestro d'en revenir à ses dadas : la mer, l'eau des barrages, le vent et, surtout, le soleil. Barrages ? Il reste de la place pour les petites unités à but local, ou dans les vastes pays émergeants. Il faut aider ceux-là. Le vent ? Pourquoi implanter les éoliennes au long des côtes, et non pas au grand vent du large ? Il nous reste à examiner la dernière et la plus importante des énergies, celle de notre bon vieux soleil. Ne nous adresse-t-il pas à chaque heure l'énergie que nous utilisons en une année ? Il y a bien la chaleur thermique et photovoltaïque, parmi les plus connues. Et qu'en fait l'homme ? Rien ou presque rien. Et Maestro de s'enthousiasmer pour cette énergie illimitée pour des siècles dont il rêve : celle d'une ceinture photovoltaïque géostationnaire à 36 000 km de la terre. En attendant toute notre jeune troupe, bien au courant maintenant de ces problèmes, va nous soumettre mille solutions pour économiser l'énergie.

# 22-A : La maison et la ville
Par équipes de deux, sur leurs écrans vidéo, nos jeunes gens se livrent à un concours : construire la meilleure des villes pour l'avenir. Psi et Pierrot s'essayent à tout un tas de réalisations utiles et dont ils ont appris la nécessité : mieux construire avec de meilleurs matériaux, réduire le trafic, la pollution, le bruit, repousser au loin les usines. Pierrette et Jumbo s'attachent à concevoir une maison auto-suffisante ; matériaux isolants, doubles vitres, capteurs d'énergie, récupération des eaux de pluie et recyclage des eaux usées, tri et réutilisation des ordures et déchets, etc. Grumo et Teigneux sont eux dans une autre logique : bagnoles confortables et 4x4 de préférence, autoroutes dont on élargit les voies, les échangeurs et le trafic, klaxons à tout crin, climatisation à tous les niveaux. Bruit pollution et fureur ! Et température qui monte. Il est des plus probables qu'ils ne seront pas les gagnants du concours !

# 22-B : Villes propres
Nous voici à Curitiba au Brésil, ville moderne et réussie que se plaisent à contempler Psi, Pierrot et Grumo. De la verdure abondante, des bus rapides, peu chers, confortables et fréquents et de ce fait peu de trafic sinon à bicyclette. Des églises ou temples de toutes les confessions. Et une grande trouvaille : l'échange "nourriture contre déchets". Résultat, tout est récupérable et récupéré par les populations, ville propre et bien moins de misère ! Une ville exemplaire. Et, avec Pierrette et Jumbo, nous voici à Bedzed pas loin de Londres, première petite agglomération auto-suffisante à 100%. Ce n'est qu'un petit village mais pas de pollution, aucune énergie extérieure, des cheminées qui ventilent le chaud et le froid, des jardins terrasses qui isolent, captage et retraitement de l'eau de pluie. C'est l'exemple même du développement durable et bien des pays vont s'en inspirer. Notamment les Chinois qui vont bâtir sur ce modèle leur cité-modèle, Dongtan, 500 000 habitants dans peu d'années...

# 23-A : Le climat : les solutions
Vive discussion, à la salle de rédaction entre les Nôtres, pour la plupart convaincus, motivés et désireux d'agir pour lutter contre le réchauffement de la planète et ses néfastes conséquences et les sceptiques, pour lesquels tout cela n'est pas sûr. Mais ceux-là se font de plus en plus rares et on décide d'une grande campagne et d'un numéro spécial du journal pour informer les jeunes sur les raisons des G.E.S. (Gaz Effet de Serre). Pour n'en citer qu'une : nous produisons actuellement deux fois plus de CO2 que notre planète ne peut en absorber. Et cela va aller crescendo ! Au journal, on convient aussi de lancer un concours ouvert à tous pour trouver les meilleures solutions. Le mot d'ordre sera : "Économiser l'énergie, c'est préserver le climat !". Les Nôtres sont quelque peu débordés. Par mail, fax, courriers, téléphone, les suggestions arrivent. Sur ce, les Nôtres vont se rendre à nouveau chez l'oncle du Teigneux, grand exploitant agricole et lui prouver qu'en matière de climat, chaque action compte.

# 23-B : Informer et convaincre
Toujours à la recherche de solutions pour lutter contre le réchauffement climatique, les Nôtres vont se rendre à présent dans les appartements donner leurs solutions pour réduire la consommation d'énergie. Dans les maisons, les énergies durables, surtout solaires et éoliennes, géothermiques, de biomasse sont des solutions. Dans la construction également. L'industrie est très polluante ; il est essentiel de la contraindre à respecter l'environnement par l'utilisation d'énergie propre. Les transports enfin ! Des solutions existent : se déplacer en métro, bus, bicyclette ; abandonner le diesel, hautement polluant, pour le butane, le propane, l'hydrogène, les énergies propres ; transférer les transports des marchandises du camion au chemin de fer. Ou mieux encore, en bateau... Les Nôtres vont alors se rendre dans des grandes capitales du monde, et tenter de convaincre des automobilistes... Pas facile !

# 24-A : Santé, éducation
La Casamance vient de connaître une invasion de criquets qui l'a dévastée. Les Nôtres font le plein de notre Mappemonde-transport avant de partir au secours de ces populations. Et nous voici à survoler la Casamance. Ses paysans se livrent à un curieux exercice : ils avancent en colonnes serrées en tapant le sol devant eux avec des couvertures, et ce pour chasser leurs innombrables petits dévastateurs. Ils arrivent à un centre d'accueil, où Thioro, un jeune infirmier leur explique que trop démunis et trop peu nombreux, ils ne peuvent ici prodiguer soins et réconfort que sur place. Les Nôtres, dans une vieille camionnette, s'en iront sillonner le pays. Mais il faut aussi soigner les malades, nourrir les affamés, apprendre aux enfants le chemin de l'école et à tous à se servir de moustiquaires pour se prémunir du paludisme. Sira, 12 ans, se sent mal. Examen fait, il faut l'emmener à l'hôpital de Dakar. C'est une opération cardiaque qu'il faut à la jeune fille et il n'y a pas de spécialiste pour cela...

# 24-B : L'éducation
Sira veut devenir infirmière ? Son père n'est pas d'accord : c'est une lubie de demoiselle. À son âge (12 ans) elle doit se marier ! La petite n'est pas d'accord et on avance des arguments sans réplique. Le climat devient orageux. Alors le père avance : "Ce qui dans le temps, a été une école, est démoli, désaffecté depuis longtemps. Où donc irait-elle apprendre ?" Pierrot a une idée. Il va voir le chef du village et lui propose un marché : avec l'aide des siens, il réparera le vieux bâtiment et son puits, désaffectés. Cela fait, tous les enfants, garçons et filles, iront à l'école. D'accord ? Les filles aussi ? Voilà bien une nouveauté. Bien des parents ne sont pas d'accord. Qui donc sera là pour les aider dans leurs travaux, si on leur enlève leurs enfants ?

# 25-A : Technologies
Devant le grand écran, nos jeunes gens impressionnés assistent au départ d'une fusée pour l'espace. Depuis l'aube de l'humanité, les progrès techniques n'ont jamais cessé. Cette progression qui un jour, nous mènera aux étoiles. En attendant, il serait intéressant de rendre visite au salon des technologies qui se tient à Tôkyô, leur propose Maestro. Proposition acceptée d'emblée par nos jeunes gens. Et nous y voici. Les jeux virtuels suscitent l'enthousiasme. Les robots domestiques, et ceux qui sont passés maîtres aux jeux d'échecs ou autres, les passionnent. Et les réfrigérateurs qui parlent et établissent le programme de vos achats... Mais si tout cela est bien distrayant, c'est des étoiles que rêvent nos jeunes. Maestro tempère leur ardeur, si les sondes Pioneer et Voyager sont bien parties pour explorer l'espace, il ne leur faudra que 80 000 ans pour atteindre l'étoile la plus proche !

# 25-B : Au service de notre planète
Les Nôtres sont en visite dans un centre de contrôle qui recueille les données satellitaires : ozone, qualité de l'air, température des océans... Il y a une nette tendance à l'augmentation des températures et des pollutions sur notre planète... Nous devons agir disent les enfants. Maestro propose un jeu : tous nos jeunes chercheurs, devront trouver un moyen pour économiser, préserver notre planète. Bien sûr Grumo et Teigneux se voient déjà en route pour l'espace. Pierrette et Jumbo proposent tout bêtement de transférer sur électronique tout se qui s'écrit. Des dizaines de millions de tonnes de papier économisées ainsi et, surtout plus de coupes de bois. Les forêts reprennent leur place ! Simon invente la biotechnologie proche de la nanotechnologie, qui transforme assainit, peut protéger faune et flore. Quant à Pierrot et Psi, ils ont opté pour les fermes verticales. Étalée sur 40 étages de productions biologiques et saines. Quelques dizaines de fermes semblables peuvent nourrir toute une ville...

# 26-A : Et demain ?
Voici un astéroïde de la taille de Paris qui dévale le ciel vers la Terre. Énorme choc, cratère, jaillissement de flammes, cendres et nuage de poussière qui monte jusqu'aux nues et recouvre tout. Quant elle parvient à émerger, notre petite planète indique l'année : - 60 millions. La voix de Maestro viendra nous confirmer que c'est ici que commence l'histoire du genre humain, alors que se manifeste un petit lémurien, tout fier d'être là ! Et nous évoluerons très vite vers l'homme moderne. Certes l'équipe de notre club a fait de son mieux pour préserver l'avenir. Mais justement, cet avenir, comment le voient-ils, nos jeunes amis ? Les hommes sont devenus plus sages, les forêts sont devenues des réserves mondiales. L'eau et les rivières sont devenues propres. Le recyclage des ordures se fait directement dans les habitations. Les voitures roulent toutes seules. Les marchandises sont transportées par ballons dirigeables. Et l'autre n'aspirera qu'au voyage sur la Lune. N'est-ce pas d'actualité ?

 

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En ligne depuis le 21.12.09

Il était une fois... notre Terre © Procidis / Gulli